marily&cie

Le blog d'une graphiste qui se démultiplie en faisant de la couture, du bricolage, des détournements d'objets, de la récup... qu'est un peu écolo/bio et qui laisse parfois quelques tranches de vie à grignoter.

28 février 2009

Au jardin

Oh la ! 3 jours entiers dehors pour fêter la fin de c'te sal...rie d'hiver. Je sais pas chez vous comment c'est la météo mais nous on s'la pète en terrasse avec lunette de soleil et tee-shirt, rrrôôô !!!
Alors j'ai longuement fait le tour du jardin, j'ai yeuté le moindre bourgeon en formation et arraché quelques bruns d'herbes irrévérencieuses : délis de sale gueule systématique : t'es môche ? Fuck-you direct le tas à brûler !
Heureusement pour les môches, le jardin est trop grand pour un génocide généralisé !
Et donc je vous invite gracieusement à découvrir ma sélection printanière :
Les invitées du jardin - bon d'accord, c'est facile la titite reinette et les jôoolies fleurs, mais bon c'est du vrai, du live, de l'authentique alors zut ! - et en plus ça sent bon (enfin pas la reinette hein, les fleurettes) voui madame !

Reinette

Printemps

25 février 2009

Plaid

Enfin, j'ai fini mon ouvrage couture de l'hiver, et je l'inaugure aujourd'hui par cette belle journée de soleil frisquet. (enfin j'ai quand même tombé le tee-shirt en plein soleil !)
Carré d'un mètre quarante environ, il est constitué d'un dessous velours coton (une merveille que j'avais dans mes coffres à trésors depuis plus de 10 ans) et d'un dessus en patchwork de tissus d'origines diverses :
- salon loisir créatif d'il y a 6 ou 7 ans
- garage sale au US en 97
- bas de pyjama petit bateau de ma fille de l'année dernière
- cadeau que je me suis fait en janvier chez toto.
- et nombreux oreillers chez Emmaüs

PlaidVelours

Posté par marily1733 à 16:00 - déco - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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14 février 2009

... j'explique

Non, je n'ai pas déménagé, enfin pas récemment.
Le texte précédent est né d'une suggestion d'une amie un peu spéciale. Cela fait plus d'un an et demi maintenant que je suis en Gironde, et notre maison, à Paris, celle qui fût le nid de ma famille, le cadre de mon statut social, est en vente. Elle attend une nouvelle famille depuis septembre et elle est difficile, elle se fait désirer. On la visite, on se laisse charmer mais toutes les propositions de prix sont... comment dire amputées. Il y a comme un manque conséquent. Cette amie me suggérait que peut-être cette maison nous attendait. Que pour qu'elle trouve preneur à son juste prix, il faudrait que je lui dise au revoir, qu’elle nous laisse aller. Je sais ça paraît tellement surréaliste comme approche mais en attendant j'ai écrit cette lettre et cela m'a fait du bien.
À travers cette maison il y a tout un deuil à faire. Elle est un symbole clé de mon ancienne vie, la représentation matérielle d'un fantasme de rêve de famille idéale parfaitement intégrée dans un système social reconnu et validé.
Et qui suis-je sans tout cela ?
Me construire une vie sur les rails programmés par la société, par les attentes inconscientes de la famille, est-ce ce que cela me correspond à moi au fond ?
Comment trouver ce qui fait l’essence lorsque l’on a toujours eu l’habitude de privilégier l’aspect?

13 février 2009

... où je laisse un bout d'intime

1999, en 1999 nous t’avons acquis. Juillet 1999, 10 ans presque.
J’aime le graphisme de ce chiffre, il a quelque chose d’évident, comme lorsque je suis entrée entre tes murs, au fond de cette cour t’isolant de la rue. Petite maison cachée au sein d’une toute petite copropriété. Toute biscornue à l’intérieur, à faire frémir les copains et les parents sans imagination. Moi j’ai vu. Sans la tapisserie en moquette marron, sans les murs mal placés, avec encore un peu plus d’ouvertures, j’ai vu toute la luminosité de tes lieux, j’ai vu toutes ces possibilités que tu m’offrais. Tes grandes fenêtres au sud laissant la place au soleil, le plancher doré chaud sous mes pieds, l’espace blanc et ouvert, tout cela je l’ai vu, alors même qu’il n’y avait que petites pièces et vieilleries.
On a signé.
Ont suivi plusieurs mois de simplification, puis de reconstruction et enfin de finitions. J’ai aimé te façonner toi qui étais mienne, créer mon espace en ton sein pour qu’il soit à ma mesure. L’une dans l’autre, matrice de la matrice.
Tu as ainsi pu accueillir mes enfants, sereinement, joyeusement. En sécurité ils ont appris à  grandir : babiller, manger à la cuillère en barbouillant tes murs, monter et descendre tes deux escaliers sans danger. La vie était là, même si. Même si tout n’était pas rose, tout n’allait pas toujours bien.
Puis les tensions exacerbées ont eu raison de ce nid douillet. Tu es en peine maintenant, et comme je te comprends. C’était si bon ces rires d’enfants en ton sein, cette présence humaine emplissant l’espace, du rez-de-chaussée au deuxième étage.
Car du jour au lendemain je suis parti, moi qui avais mis tant d’amour à t’investir de ce rôle de cocon. Je suis parti avec les rires d’enfants, avec la vie et l’avenir. Le temps s’est arrêté au rez-de-chaussée. Tu n’es plus qu’un mausolée, une maison dépeuplée.
Moi aussi cela me met en peine, en pan de mon passé, une fraction d’un avenir qui aurait pu…   Mais tout a basculé. Un acte manqué.
Ne nous attends plus. Je ne viendrai plus. Les enfants ont un autre nid et moi aussi, l’homme est encore en transit mais il a déjà une autre branche où se poser.
Je te dis au revoir, ouvres-toi aux autres, laisses-les t’envahir, te regonfler d’orgueil, dévoiler tous tes petits secrets.
Ne nous attends plus. Avec nous c’est maintenant fini, tu as ton nouveau plumage, fais le briller de ta lumière dorée, trouves une nouvelle famille qui remplira de joie tes quatre murs colorés. Appelles-les de toute ta volonté, soit sûre de ta valeur, comme j’ai été sûre de tes charmes cachés.
Laisses-nous aller.
Adieu mon nid douillet.
MaisonV

Posté par marily1733 à 17:21 - Y'a des jours comme ça... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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11 février 2009

...

Mon chat hier a tué un rouge-gorge. J'ai beau me dire que c'est normal ça me met en colère, je lui en veut !
c'est stupide non ? Saleté de chat, avec quelle insouciance il vient me voir pour se blottir sur mes genoux alors que j'ai envie de lui en coller une !

Posté par marily1733 à 12:38 - Y'a des jours comme ça... - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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